Aimer, rire, vivre ... carpe diem !

Tenir ..

le 25/08/2008 à 11h56


"Kiembé rèd, pa molli" *






... merci, Denise

* tiens-toi droit, ne mollis pas (créole)

Ce n'est pas une nouvelle

le 23/08/2008 à 15h30

Non, pas de nouvelle nouvelle sur ce blog malheureusement, et à mon grand regret...


 


Ce qui occupe mes pensées aujourd'hui est davantage cette mauvaise conseillère, la colère...


 


Colère contre l'irresponsabilité, la légèreté, l'incompétence, la lourdeur, les admnistrations, la déresponsabilisation générale, les "ah mais on savait pas", les yakafokon, l'inattention, le relâchement, l'incrédulité, l'incurie, les carences en tous genres ... quelle est cette société où l'on ne tient pas compte des avertissements des gens concernés pour prévenir des complications annoncées ? Mesdames les infirmières, messieurs les médecins, de grâce, arrêtez de considérer les familles comme des gens incompétents et empêcheurs de tourner en rond ... elles sont souvent plus à même de connaître les moyens de gérer ce qui vous est inconnu et de vous avertir que vous faites fausse route ... alors écoutez-les au lieu de les écarter avec un geste de mépris. Demandez-leur de participer aux soins qu'elles connaissent, pour les pratiquer quotidiennement, et tenez compte de leurs inquiétudes.


 


Merci en revanche à ceux des soignants qui se distinguent de cette attitude générale - il y en a, heureusement, mais trop peu.


Et merci à vous tous qui êtes ma hotline privée, à vous tous qui vous sentez impuissants et me sont pourtant indispensables.


 


La colère retombera, je le sais et j'en attends l'apaisement, mais les galères ne sont pas finies. Il fallait simplement que je me prépare à les combattre en les annonçant - à tort, peut-être, mais je n'ai pas envie de trop réfléchir; juste AGIR pour ne pas SUBIR à 100%.


 


Et puis, quand les choses se calmeront, j'aimerais, j'espère, réussir à aligner à nouveau quelques mots ...


Qui vivra verra.


 


Bonne rentrée à tous quoiqu'il en soit.


 

...

le 18/08/2008 à 19h44

"Il y a quelque chose de terrible dans chaque vie. Il y a, dans le fond de chaque vie, une chose terriblement lourde, dure et âpre. Comme un dépôt, un plomb, une tache. Un dépôt de tristesse, un plomb de tristesse, une tache de tristesse. A part les saints et quelques chiens errants, nous sommes tous plus ou moins contaminés par la maladie de la tristesse. Plus ou moins. Même dans nos fêtes elle peut se voir.


La joie est la matière la plus rare dans ce monde. Elle n'a rien à voir avec l'euphorie, l'optimisme ou l'enthousiasme. Elle n'est pas un sentiment. Tous nos sentiments sont soupçonnables.


La joie ne vient pas du dedans, elle surgit du dehors - une chose de rien, circulante, aérienne, volante. On lui accorde beaucoup moins de crédit qu'à la tristesse qui, elle, fait valoir ses antécédents, son poids, sa profondeur.


La joie n'a aucun antécédent, aucun poids, aucune profondeur. Elle est toute en commencements, en envols, en vibrations d'alouette. C'est la chose la plus précieuse et la plus pauvre du monde. Il n'y a guère que les enfants pour la voir. Les enfants, les saints, les chiens errants.


Et toi. Tu l'attrapes au vol, tu la redonnes aussitôt, il n'y a rien d'autre à en faire. Et tu ris, tu ne sais que rire devant tant de richesse donnée, reçue. Tu as pourtant affaire, comme chacun, à cette chose terrible dans ta vie, à cette ombre terriblement lourde, dure, âpre. Tu lui fais place comme au reste. Tu ouvres la porte à la tristesse si aimablement qu'elle en est perdue, qu'elle en perd ses manières sombres et qu'on ne la reconnaît plus.


La grâce se paie toujours au prix fort. Une joie infinie ne va pas sans un courage également infini.


Dans tes rires c'est ton courage que j'entendais - un amour de la vie si puissant que même la vie ne pouvait plus l'assombrir."


Christian Bobin - La plus que vive.


Carpe diem ...

le 17/08/2008 à 23h57

... plus que jamais !


(back soon ....)


 

Vacances, j'oublie tout ...

le 02/08/2008 à 18h24
C'est fou comme une simple semaine de vacances peut très vite vous dépayser ...

Tout  à l'heure, en débarquant au Centre Commercial de chez moi, histoire de faire trois courses qui manquaient pour notre (re-)départ de demain (dont une bonne vieille carte Michelin, vu que le super GPS de la Laguna a décidé de ne plus vouloir nous emmener qu'à Munchhausen, et que nous, c'est en Dordogne qu'on aimerait bien etre demain soir (ahlala, la technique )), en débarquant, donc, disais-je, après une semaine passée en tongs, robe en t-shirt et sans coiffure ni maquillage, je me suis fait l'effet d'Ingrid Betancourt revenant à la civilisation ... et ravie de repartir dans peu de temps vers un autre no-man's-land, nommé Lanouaille en l'occurence, dont je vus dirai des nouvelles quand j'en serai revenue, cette fois pour reprendre le boulot ...

Une semaine en Alsace, donc, vient de se passer, avec ses habituelles crises de rire, ses engueulades aussi, et tout ce qui est inévitable quand 18 personnes se mettent à vivre en communauté comme au bon vieux temps des 70's (et surtout quand 80% d'entre elles ne sont a priori pas vraiment faites pour la vie en communauté ) ... 18 personnes dont 10 enfants (houla, 18 "jeunes", pardon les gosses, aïe pas sur la tête, j'ai passé la semaine à me faire reprendre par eux quand je les traitais d'enfants (ce qu'ils sont pourtant !)) de 7 à 16 ans ... ce fut pour moi un régal de les observer, telle l'entomologiste, créer leurs règles de vie, leurs sous-groupes, leurs codes et leur organisation propre ... moi qui adore les ados j'ai été gâtée; d'autant que leur autonomie croissant avec leur âge, nous adultes n'avons guère eu à les encadrer (à part quand l'un d'eux a braqué une voiture du village avec un flingue ... en plastique certes, mais super bien imité ... imaginez la scène ... (surtout ne pas montrer aux gosses que j'ai plus eu envie de sourire de leur bêtise que de les engueuler ) ; 10 enfants, donc, et 8 adultes, dont une petit nouvelle qui n'a même pas été bizuthée  (on a le sens de l'accueil ! ) et qui a pu  tout partager avec nous les 2 derniers jours, y compris la vaisselle (18 personnes, et zéro lave-vaisselle, sisi, c'est possible !) ... en guest-star, un tenancier plutôt pas très fun, un médecin au look complètement déjanté (natte grise jusqu'au milieu du dos, tongs et bermuda) mais très compétent, quelques autochtones non francophones avec lesquels les rapports se sont avérés minimalistes (surtout après le coup du flingue !...) ... et quelques dizaines de milliards de moustiques qui nous ont fait tous ressembler, dès le 2eme jour, à des varioleux en quarantaine - finalement, heureusement qu'il n'y avait personne pour nous regarder!

Au prgramme, quelques visites, quelques baignades (piscine en Allemagne !), beaucoup de courses (les ados, ça mange !! ... et les adultes, ça boit, en plus ), beaucoup de bons moments et quelques instants calmes pendant lesquels j'ai pu lire ... enfin !!! Le boulevard périphérique, d'Henry Bauchau - tres beau mais pas gai-gai ... mais très beau-,  Un pauvre type, d'Erskine Caldwell, wow, un roman américain de 1930, jai adoré, au moins autant que le précédent, Retour à Brooklyn, d'Hubert Selby Jr, et enfin Mon chien stupide, de John Fante, un régal d'humour ... 4 bouquins dans la semaine, bon rythme, d'autant que ma Soeurette m'en a offert 13 pour mon anniversaire , jai pas intérêt à mollir ...

Beaucoup lu, donc, mais rien écrit ... un peu trop de monde autour de moi pour cela !
Bref, une semaine bien remplie, pleine de bons moments tout à fait aptes à me faire oublier les contraintes de la vie, de celles que l'on emporte avec soi même en vacances, et de celles qui s'invitent au moment où ne les souhaitait pas ... Prendre le temps de profiter des discussions avec mes frères, ma soeur, mon Papa, trop rares, d'écuter et de regarder les ados, dont  mes 2 filleuls que je connais trop mal (un bisou en particulier à Coco,  tu reviens quand tu veux), d'ouvrir les yeux sur les gens et les lieux inconnus et chercher ce qu'ils recèlent de beauté - il y en a toujours quelque part.

Sur ce, je retourne à mon monde sans Internet (aaargh ! mais si, c'est possible ) et avec bouquins à lire, calme à savourer, yeux et oreilles grands ouverts, et, qui sait, idées à écrire ...  les vacances quoi 

A bientôt !!!



A méditer ...

le 21/07/2008 à 06h54

 


" Nous devons croire au libre arbitre.


  Nous n'avons pas le choix. "


 - Isaac Bashevis Singer


  Ecrivain américain (1902-1991)


  Prix Nobel de Littérature 1978

La vie devant soi

le 16/07/2008 à 20h43


" (...) je ne tiens pas tellement à être heureux, je préfère encore la vie. Le bonheur, il faudrait (...) lui apprendre à vivre."


- Romain Gary

 

... et des dizaines d'autres phrases magnifiques dans ce chef-d'oeuvre !

 

[Le commerce des livres] me console en la vieillesse et la solitude. Il me descharge du pois d'une oisiveté ennuyeuse; et me deffaict à toute heure des compagnies qui me faschent. Il emousse les pointures de la douleur, si elle n'est du tout extreme et maistresse. Pour me distraire d'une imagination importune, il n'est que de recourir aux livres.


- Montaigne.


 

Balade

le 10/07/2008 à 12h56
 

Elle est trop dure, cette route. Ya trop de cailloux.


D'abord, moi j'aime pas marcher. Je le lui ai dit pourtant, des tas de fois, et encore ce matin avant de partir. Alors je me demande bien pourquoi elle me force à marcher, comme ça, bêtement en plus, sans raison, sans même un marchand de glaces ou une plage au bout, non, ya pas de bout à cette "balade" comme elle dit, tu parles, et de plage encore moins, ou alors à 450 kilometres, et là honnêtement je crois pas que je pourrais y arriver.


Pour la contrarier j'ai fait exprès de garder mes tongs. Mais tu n'as pas mis tes tennis ! elle a crié quand elle s'en est aperçu. Ben non, t'façons il était trop tard pour retourner à la maison, alors voilà, et toc, ça lui fait les pieds, si j'ose dire, ha ha. Oui, bon, j'ai pas trop envie de rire en fait, parce que du coup c'est moi qui déguste avec ces chaussures complètement inadaptées au chemin qu'elle nous fait grimper, Fanny et moi.


D'accord, elle avait peut-être raison. Rester enfermé avec la console et la télé quand il fait si beau dehors, c'est dommage. Ca se discute. Dedans au moins, il fait frais, je ne risque ni insolation ni piqûre de bête – en plus personne ne le sait parce que je ne le dis pas, mais j'ai très peur de toutes ces bestioles qui volent et courent partout à la campagne. L'année dernière Martin s'est fait piquer pendant la sortie de classe et on a dû tout arrêter pour le faire évacuer en hélico parce qu'il faisait une allergie. A tous les coups, je suis sûr que je suis allergique.


Maman prend des photos. De moi, et de Fanny, mais aussi de n'importe quoi : un brin d'herbe, un avion dans le ciel, une flaque où il faut qu'on se penche et qu'on fasse semblant d'admirer comme elle les ondes qui se forment quand un insecte s'y pose ... Bon, c'est vrai que c'est joli, quand même, ce truc à longues pattes qui ne s'enfonce même pas dans l'eau ... Il faudrait que je me le rappelle pour essayer de le dessiner à la maison.


Mon truc, c'est les dessins de mangas.


Mais je peux bien essayer de dessiner cet insecte, si je veux. Personne ne le verra, si c'est raté, je le jette et basta.


C'est vrai que les couleurs sont plutôt belles ici. C'est comme si je ne m'en étais pas aperçu, encore. C'est vrai que c'est la première fois que je la fais, cette balade. Mais tous ces verts différents, ces ombres et ces lumières, j'aimerais bien essayer de les retrouver avec mes aquarelles. Ca doit bien être possible, si je regarde bien, assez pour me rappeler.


Je pourrais dessiner cet oiseau vert et bleu, aussi, là, dans l'arbre, ça serait sans doute joli comme dessin. Ca changerait des mangas, mais après tout c'est les vacances. Je fais ce que je veux.


Enfin, presque, parce que cette balade, c'était pas une idée à moi.


J'ai mal aux pieds mais c'est vraiment beau, ici.


Et puis il fait bon, et Maman a mis une gourde de grenadine dans son sac à dos.


Je crois qu'en rentrant, je vais dessiner tout ça. Et puis je lui offrirai mon dessin.


 

Vive la danse !

le 03/07/2008 à 19h57

En guise d'interlude en attendant le temps béni des vacances, synonymes de TEMPS, enfin !! que j'espère mettre à profit pour (re-)trouver l'inspiration, et de réponse à ceux qui se demandent encore ce à quoi peut bien ressembler ce que Marie, Alice et moi dansons, voici en video le final du spectacle de jeudi et vendredi derniers


- oui, c'est de la danse amateur !  mais on ADORE ça ...


 


Les désoeuvrés pourront toujours essayer de chercher à retrouver chacune de nous trois dans la chorégraphie !


 

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